Résumé : La lecture comme acte liée à la technologie et surtout aux nouvelles technologies.
Les navigateurs Internet ne sont plus de simples navigateurs, ce sont des lecteurs. Tout simplement du fait que les gens passent 20% de leur temps à chercher l’information et les 80% restants à la consommer. L’intégration totale de la technologie Internet est faite, établie et en marche. Et nous ne l’avons même pas vu arriver. Pour reprendre les cours de sociologie de lecture de Mme Elisabeth Thomasset: “lire ne se fait pas uniquement dans les livres”. L’acte de lecture se fait à tout moment. Par exemple: le billet de train pour récolter des informations sur le voyage à faire…
La plupart des “produits culturels” ont pris leurs places en mode numérique. Le cinéma, la télévision en flux, la radio, la musique et la lecture dans sa forme réduite, popularisé par les blogs. Alors pourquoi pas un Livre 2.0 ? L’indignation des amoureux du papier est forcément palpable mais il faut comprendre que je ne parle pas de brûler les bibliothèques mais de la mise en place complète de la forme technologique du livre. Soyons réalistes, ce qui fait la beauté d’un livre n’est pas l’odeur de la colle et du papier vieilli (même si ce sont des odeurs qui nous font voyager) mais certainement les milliers de mondes différents que le livre nous fait visiter et les millions de vies différentes que nous pouvons vivre ou sur lesquels nous pouvons satisfaire notre voyeurisme latent via la lecture, l’absorption et la consommation du contenu.
Au début des années 2000 l’encre numérique n’avait pas été exploité à son maximum. Il en va de même pour les écrans. Les écrans plats n’étaient pas à leur apogée (même s’il reste encore du boulot à faire à ce niveau là ) mais il est temps de penser en termes de société actuelle. Dans moins de 10 ans nous aurons la population vieillissante du baby-boom qui consommera beaucoup plus de contenu à grands caractères. L’accessibilité est au cÅ“ur de l’évolution sociale y compris sur Internet. La seule possibilité de pouvoir agrandir les caractères à souhait sans attendre une version “mal-voyants” d’un ouvrage est une avancée extraordinaire.
Les 550 ans de technologie du livre depuis Gutenberg sont fascinants: la forme, les polices, les alinéas, la justification. Ceci n’a été possible que parce que l’être humain a un scanner à haute résolution comme outil physiologique: les yeux scannent 5 cibles à la seconde et passe de cible en cible en 20 millisecondes et le fait sans relâche pendant des heures et des heures. Ceci explique la nécessité d’optimiser le livre durant toutes ces années pour devenir cet outil qui fonctionne à merveille à 15 centimètres du visage et s’adapter à cette merveille. Les puristes diront: voilà ce qui fait l’unicité du livre. Mon point de vue est différent, cette merveille est si puissante que ce serait un manque terrible pour l’humanité de la garder confinée et inaccessible au plus grand nombre.
La première partie se trouve là .
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